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Critique Sur la Nuit volume 1

Dan Bluesummers
Sur la Nuit #1
Date de sortie : N/C
Prix : N/C
Note du volume 1 :
Sur la Nuit est un titre composé d’un volume unique rassemblant neuf nouvelles (de longueurs variées) que Yamaji Ebine avait écrit en début de carrière. Datant pour la plupart du début des années 1990, ces histoires ne s’intéressent pas aux relations homosexuelles, type de récits auquel l’auteur doit sa renommée et qui a éveillé l’intérêt de l’éditeur français Asuka.
Plutôt que de présenter cette critique sous la forme habituelle, je donnerai mon point de vue sur chacune des histoires courtes pour ensuite donner un avis sur l’œuvre dans sa globalité dans les différentes sections (scénario, graphismes, etc.).
- Sur la Nuit est une nouvelle assez étonnante mais malheureusement inintéressante, peu maîtrisée et difficile à suivre. Le graphisme est sans saveur, la mise en page bancale, quant à la morale fournie, elle est plutôt troublante et en contradiction avec les idées véhiculées jusque là tout le long des pages : un dénouement assez faible donc…
- Passons à La Chambre aux Papillons (la nouvelle que j’ai préféré), nous y découvrons un petit garçon seul, reclus, délaissé par ses parents, et sa principale occupation. Mais ceci est décrit de bien belle manière, à travers un découpage ample et aéré qui donne un aspect onirique et enchanteur. En seulement quelques pages, nous avons là ce que l’auteur a fait de mieux. Son style graphique a quelque chose de différent mais poétique et agréable, c’est rond, épuré mais le visage du personnage dégage tellement des sentiments.
- Suit ensuite Le Sceau, chapitre spécial et loin d’être aussi bon que le précédent. Il s’agit là d’une nouvelle développée de manière peu convaincante, l’auteur s’est imposé un exercice de style, ainsi nous avons plus l’impression de lire un prototype qu’une œuvre complète. En quelque sorte un « brouillon » de ce que Yamaji fera par la suite.
- Après, nous pouvons lire Le Plat Vide, ambigu et bizarre, cette nouvelle n’arrive pas non plus à nous passionner ni à nous faire voir quelque chose de nouveau. Nous ne nous sentons pas réellement à notre aise durant la lecture et la fin est étrange.
- Mais Lamiel pour l’Eternité relève le niveau grâce à une histoire troublante sur un peintre attiré par le charme de la jeunesse qui retrouve le charme d’une jeune fille qu’il avait aimé à travers sa nièce. Des cinq que j’ai apprécié, celle-ci est celle pour laquelle mon avis est le plus mitigé, rien n’est révoltant malgré le sujet, le scénario est fin mais le dessin lui fait défaut, car est inégal et peu professionnel.
- La nouvelle suivante, Ce que Jeune Mariée Souhaite, est originale, bien qu’elle traite d’un thème vu et revu (amour, mariage et trahison), elle arrive à sortir des sentiers battus et nous intéresse, nous surprend. La trame est plus complexe que les autres (ou en tout cas plus compréhensible) et nous propose une belle réflexion sur ce que l’amour peut nous faire faire.
- Nous restons dans le domaine de la qualité avec Water qui, en très peu de pages, arrive à nous montrer le talent narratif de l’auteur, sa sensualité et la fantaisie que peuvent dégager certaines de ses planches. Orchestrée comme une chanson, cette histoire courtissime arrive à se démarquer et à nous montrer une facette nouvelle et agréable de Yamaji.
- Malheureusement, le niveau chute à nouveau avec l’histoire suivante, longue et insipide. De prime abord banale et convenue, cette nouvelle se révèle en fait être « différente » et malsaine. Nous ne nous attachons pas aux personnages, grossiers, sans saveur et inintéressants, mais nous les suivons avec déplaisir pendant une vingtaine de pages…
- Le volume se clôt avec Khül et Kalt, une belle histoire d’amour habilement construite. Une fois de plus, l’auteur s’impose un exercice de style – qu’elle réussit cette fois-ci – pour finalement nous offrir une histoire à la fois optimiste et désenchantée, portée par un dessin fin et agréable.


Scénario

Sur un total de neuf histoires, vous pouvez vous douter que toutes ne sont pas d’égale qualité et que, selon notre sensibilité et nos goûts, elles ne nous toucheront pas toutes autant. Indigo Blue et Free Soul du même auteur étaient deux one shots réussis et bien construits, disposant d’une narration sobre mais touchante. Ici, nous sommes loin d’égaler le niveau de Yamaji dans ses plus récents travaux, ces histoires courtes n’ont aucun rapport si ce n’est qu’elles nous font toutes nous questionner sur l’intention de la créatrice. En effet, Yamaji s’intéresse cette fois-ci principalement à la mort et au côté sombre de l’âme humaine, mais la démarche qui nous permet d’en arriver là est pour le moins déstabilisante. Personnellement, je n’ai adhéré qu’à cinq chapitres, mais il s’agit des plus courts, ce qui nous pousse à penser que la toute jeune mangaka se débrouille mieux sur un nombre de pages très restreint. Leur sujet a, tour à tour, quelque chose d’intéressant, d’osé, de charmant.

Graphisme

Le graphisme est assez inégal, si celui de La Chambre aux Papillons est des plus charmants, attachants et magiques, celui de la première histoire est affreusement mal maîtrisé et dénote un amateurisme certain. Hormis le dessin atypique de la deuxième histoire, les images enchanteresses de Water et la maîtrise que nous trouvons dans Khül et Kalt, la majorité des pages de ce volume peuvent laisser froid tant elles sont peu maîtrisées, vides et malhabiles. Certains auraient aimé que Yamaji continue dans la voie des trois travaux précités, mais finalement elle a préféré perfectionner son travail qui est ici le plus malhabile (ce qui n’est pas un mal).

Ambiance

L’ambiance est, comme le reste, inégale. Nous pouvons nous sentir très proches de l’un des sujets, ressentir beaucoup de choses à la lecture d’un chapitre, puis en passant au suivant être complètement dépaysés, voire même déçus. Mais en voyant ces différents types de récit, nous pouvons comprendre que l’auteur se cherchait encore et essayait de se trouver un style qui lui serait propre.

Personnages

Hormis les protagonistes des trois plus longues histoires, ils sont tous assez creusés mais ils n’en sont pas pour autant attachants. Le « petit monsieur » est réellement intéressant et agréable à suivre, de même pour Kalt et Khül, mais les autres sont tellement hors normes qu’ils pourront être difficiles à comprendre et à apprécier.

Originalité

Assez original car souvent atypique et parfois méchamment dérangé, ce recueil arrive à nous surprendre, mais pas toujours dans le bon sens du terme. Noirceur et beauté s’entremêlent pour finalement nous servir un cocktail inconstant et, de temps à autre, difficile à avaler. Ce tome aurait pu être excellent si toutes les histoires étaient de la même trempe que la seconde, la septième et la dernière, mais ce n’est pas le cas.

Le niveau est trop inégal, c’est dommage. Heureusement, quelques chapitres sauvent l’œuvre et lui permettent de ne pas être totalement dispensable. Avec Sur la Nuit, nous découvrons d’un œil critique les débuts de l’auteur, parfois peu prometteurs, parfois étonnamment réussis (les nouvelles trois et sept), et nous en venons à nous demander pourquoi Yamaji Ebine n’a pas continué à explorer le domaine du rêve, de la poésie et de la sensualité. Un avis mitigé pour un album inégal, qui vaut tout de même la peine d’être lu grâce à quelques unes de ses bonnes histoires ou pour lire les débuts de la mangaka, si vous l’appréciez.

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